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Puis le grand jour arriva ! C'était le 2 juillet 1999 dans les locaux du Conseil Général de l'Aveyron à Rodez, où était réuni le Comité Directeur de la Fédération Française de Rugby. Après plusieurs heures de débats et un premier vote, le site de Linas-Marcoussis restait en concurrence avec celui de La Londe-les-Maures. Et lors d'un second vote, Bellejame l'emporta avec très peu de différence.

Cette victoire à l'arrachée ne fut pas du goût de La Londe-les-Maures qui pensait bien l'emporter face à une candidature parisienne. Mais il faut croire que la volonté du monde de rugby de s'étendre au nord de la Loire, de s'installer à proximité des grandes infrastructures de l'Ile-de-France et de se rapprocher du potentiel que représente la jeunesse locale a été déterminant dans la décision. Nous n'avions pas prévu de faire le déplacement sur place mais Bruno FERRIER, l'Adjoint chargé des sports de la commune de Linas, partait en vacances dans la région ce jour là. Il proposa de faire une halte à Rodez et de se rendre au Conseil Général pour « prendre la température ». Au moment où il arriva sur place la décision venait d'être délibérée et Bruno FERRIER se retrouva d'un seul coup projeté sous les flashs des journalistes et dut répondre aux multitudes de questions que tous voulaient poser au lauréat. Cela fut un des moments mémorables de cette aventure où cet adjoint aux sports en tenue de vacancier prenait pour quelques instants l'importance d'un grand sportif international et se retrouvait le lendemain matin en photo dans la presse.

Bien sûr, comme dans toutes compétitions, il y avait un gagnant et aussi des perdants. Des 22 sites initialement candidats, il n'en restait plus qu'un mais on doit souligner que les 21 autres étaient de très grandes qualités.

Il y eut également un autre perdant, ce fut le groupe GTM. En effet, la Fédération Française de Rugby avait assorti sa décision de retenir le site en écartant GTM comme constructeur. La FFR souhaitait organiser un concours d'architectes spécifiques afin de redessiner l'ensemble de l'aménagement du site et de choisir l'architecte.

Bellejame était choisi, les communes de Linas et de Marcoussis étaient donc victorieuses. Cependant, il restait encore du pain sur la planche afin d'acquérir le site, aménager l'ensemble des espaces, en harmonie avec les réglementations locales d'urbanisme.

Appellation du site

L'appellation du Domaine a toujours été sujet à débat. Tantôt Bellejame, tantôt Linas-Marcoussis, il faut reconnaître que l'appellation la plus utilisée est celle de Marcoussis. Pourtant, l'appellation officielle convenue entre les communes de Linas et de Marcoussis reprise ensuite par la FFR est celle de « Bellejame » situé à Linas-Marcoussis. On observe que cette convention a été respectée pendant quelques années, mais après les « accords de Marcoussis », concernant la Côte d'Ivoire, force est de constater que l'appellation la plus répandue devient « Marcoussis ».

Dans les jours qui suivirent l'annonce du choix de Bellejame par la FFR, tout ce que l'Essonne et le monde sportif comptaient de forces vives étaient en émoi. Les Maires de Linas et de Marcoussis reçurent de nombreux messages de félicitations et la population locale ne manquait pas de manifester son enthousiasme.

Les mois de juillet, août et septembre furent mis à contribution pour faire avancer le projet. La Fédération Française de Rugby demanda des garanties tant sur le plan urbanistique que technique afin de constituer le cahier des charges du concours d'architectes qu'elle voulait engager dans les plus brefs délais. Elle demanda par conséquent que le plan et les caractéristiques des différents réseaux existants lui soient communiqués ainsi que leur renforcement. Elle demanda les plans et les règles d'urbanisme des POS des deux communes ainsi que tout élément technique, tels que relevés de géomètre, sondage etc... Cette demande fut présentée le 19 août.

Mais le point le plus crucial fut celui de l'acquisition des terrains. Initialement il était prévu que le Conseil Général de l'Essonne fasse l'acquisition de la totalité du domaine, puis signe un bail avec la FFR. Ce montage nécessitait en préalable que le propriétaire actuel signe une promesse de vente. Or, la signature se faisait attendre et la FFR refusait d'engager quoique ce soit tant que ce point n'était pas clarifié. On envisageait donc une signature pour octobre 1999, ce qui aux yeux de la FFR était beaucoup trop tard compte tenu du calendrier très serré qu'elle avait élaboré pour la construction du Centre.

Le 1er septembre 1999, le Président LAPASSET tapa du point sur la table pour rappeler ses impératifs et évoqua même l'annulation de la grande manifestation que le Conseil Général souhaitait organiser le 21 septembre 1999 pour sceller le choix de Bellejame. Cela ne manqua pas de faire son effet et les discussions reprirent immédiatement afin d'amener le propriétaire à signer la vente.

A cette occasion, une adaptation du projet initial fut apporter. En effet, nous sentions bien que les rugbymen acceptaient notre proposition de bail mais auraient préféré être complètement chez eux. C'est pourquoi fut étudiée la possibilité d'une division du Domaine de façon à vendre la partie nord comportant les équipements sportifs à la Fédération Française de Rugby et classer la partie sud essentiellement boisée, en espaces naturels sensibles gérés par le Conseil Général. Quand on analyse les choses aujourd'hui, cette solution était la meilleure pour tout le monde car le Conseil Général disposait de subventions spécifiques pour les E.N.S et cela permettait à la FFR de réaliser un projet en toute indépendance.

Un accord fut trouvé et la manifestation du 21 septembre put se tenir. Il s'agissait de trois réunions tenues successivement au Conseil Général, à Linas, et à Marcoussis, suivi d'un point presse organisé au cœur du Domaine au cours duquel une signature entre les partenaires devait intervenir

Lorsque nous arrivâmes à Bellejame la presse nous attendait à l'entrée mais la nuit commençait à tomber. Les services techniques du Conseil Général avaient bien fait les choses : le chemin central avait été empierré. La traversée du Domaine à la tombée de la nuit avait un charme particulier. Dans la partie centrale, juste à côté des ruines qui restaient du château, le Conseil Général avait dressé des tentes dans lesquelles nous pûmes recevoir la presse. La signature fût mémorable puisqu'il ne s'agissait pas de signer un quelconque contrat ou une quelconque charte d'engagement entre les différents acteurs mais d'apposer sa signature sur des ballons de rugby symbolisant ainsi plus un accord moral entre tous.

Etaient présents le Président du Conseil Général Michel BERSON, le Préfet Pierre MUTZ, la commune de Marcoussis en la personne de son Maire Eric COCHARD, François PELLETANT, Conseiller Général et Maire de Linas et bien sûr Bernard LAPASSET pour la Fédération Française de Rugby. Cinq ballons furent signés par les cinq partenaires ; ils sont encore visibles dans les mairies, à la Préfecture ou au Conseil Général et très certainement au siège de la FFR.

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